Bouteille à la mer

Les noyés lisent si peu…

Depuis si longtemps,
Dans mes placards,
J’entasse les costards.
Changeant de peau,
Pour faire le beau,
Pour vos vœux,
Comme je veux,
Comme je peux.

J’envois des messages,
Pour crever vos paysages,
Croire que j’existe,
Que je tiens la piste,
La bonne, une veste que je garde.
Alors j’imagine qu’ils regardent,
Qu’ils voient derrière le rire,
Ce qu’il y a de pire.

La maladie du dedans,
Celle qui ronge,
Une vie en songe,
Feu sans flamme,
Qui pleure sans drame,
Changer de vie, encore,
Pour laisser éclore,
Un unique « talent ».

Pour déjanter la détresse,
Transformer les SOS.

Je dis basta,
Profiter, rester en rade,
Simplement malade,
Dedans, conscient,
Emmuré vivant,
Profiter de la veste,
Avant qu’elle ne se déchire,
Prendre ce qu’il reste,
Puisque cesse le sourire.
Parler de soi quand on est rien,
Pas même une vrai personne,
Parler d’elle en bien,
Croire que l’on résonne,
Ailleurs, pas dans la nuit,
Finir de tricher, quitter cet ennui.

Basta toubib, prend ce qu’il reste,
Eloigne ma peste.

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