Polo
Vie de hasard rampait dans la ville rose. L’homme chassant sa tristesse voguait dans sa nuit d’ennuis. Chat mystérieux se tapit à l’ombre de la lune. L’Ubu club fermait ses portes vomissant ses derniers mercenaires, à la solde de leur ivresse, ils tentaient chaque soir de refaire leur monde. Higt society cherchant bain de jouvence à l’abri de minous en fleur. Sueur de peuple était déjà couché, à chaque jour suffit sa peine…
Destin, maître du monde, comme la Garonne suivait son cour. La ville rose soufflait, enfants d’habitude turbulents naissaient maintenant avec Dame Bombe dans le présent. Ville au cœur de briques.
Triste sort avançait dans l’histoire. Polo avalait la rue Saint Rome, les poubelles leur chat. Esprit sans repos croisât une légion d’alcool, vomit pour eux et chercha son avenir.
Hier le silex, demain la bombe. Il est cinq heure, Toulouse s’éveil…
Tu parles, Sueur de peuple va consommer nouvelle journée comme boa sa queue.
Polo gerba de nouveau, se promettant de fermer les yeux… à chacun suffit sa croix.
Paressant sous ses pieds, la rue Saint Rome achevait son parcours. De camarguaise en camarguaise paix nocturne atteignit rue de Metz. Société, coutume de la nuit pansait ses blessures.
Bientôt l’aube allait se mettre à courir, bientôt vie d’essoufflé va s’abimer sur intérêt primordial, capital. Sueur de peuple s’est laissé berner. Grand panneau d’informations lui bandait les yeux, comme un malade, subissant traitement miracle, il sut.
Agression de courte durée le rendit à sa rue. Par obligation on pouvait lire :
Informations Municipales.
Dali explose toujours.
Mozart au théâtre.
Le théâtre à la troupe.
Johnny en concert.
Chômeur, travaille ta culture.
Le Maître vous aime…(si si, c’est vrais).
Rue de Metz tendait son passage clouté. Polo pensait à Doux miroir son amie, fut tenté de presser le pas. Sentit son sourire caresser sa vie. Sentit ses pensées jouer avec les siennes. Nuit de décembre le rendit à sa rue. Espoir d’Amour fit renaitre sève de printemps. Veines d’amour traversa comme vous et moi. Destin, Maître du monde, s’oublia sur le verglas de décembre. Bolide d’acier au service de l’homme n’en fit qu’une bouchée. Sang encore chaud de sa vie rompit la glace.
De camarguaise en camarguaise s’en alla la vie.